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dimanche 4 décembre 2016

Fable muette



Ce n'est pas mon genre d'exposer des choses aussi personnelles sur mon blog,  et je ne vous cache pas mon appréhension à ce propos de ce que je vais vous confier ( la peur des réactions et aussi de me dévoiler tout ça tout ça ...)

Il y a bientôt 2 mois, j'ai fait fait une fausse-couche.

Seulement voilà, afin de me remettre de cet épisode traumatisant (car oui c'en est un) j'ai tenté de rechercher des documentaires ou informations sur les processus psychologiques classiques qui composent le vécu d'un tel événement. Je n'ai trouvé que des peu de vidéos et articles.
Des témoignages vidéos (principalement de québécoises d'ailleurs) m'ont permis de décomplexer par rapport à ma façon de vivre l'événement. 


J'ai trouvée celle-ci particulièrement touchante et pertinente 


Avec la difficulté de trouver des informations autres que médicales là-dessus, j'en ai fait le constat que faire une fausse -couche est quelque chose de terriblement tabou. 
Cela touche à l'essence même de la féminité : pouvoir créer et donner la vie. 
Alors que sommes-nous si nous n'y arrivons pas ? (c'est pas un message de la manif pour tous mais c'est pour bien montrer ce que ça va toucher dans la culture générale populaire - je sens que je suis maladroite sur ce point mais j'espère que vous voyez où je veux en venir (en tout cas pas pour dire que les femmes ne sont QUE faites pour faire des enfants et surtout qu'elles doivent à tout prix en faire...) )


Et puis, je crois aussi que ça touche, enfin surtout enlève ce qu'il y a de magique tout autour de la grossesse. Un grossesse c'est un événement heureux, magique, magnifique. On ne tarit pas d'éloges sur les femmes enceintes alors venir montrer que ça peut aussi être moche...On en a pas trop envie.

Ça me fait penser au sketch de Florence Foresti sur le brigade des nurses, merci à elle d'ailleurs de lever ce tabou qui est aussi présent sur l'accouchement





Surtout que pour ma part, je suis entourée d'amies enceintes ou qui sont devenues mère il y a peu...

J'ai tout de même une sensation de "râté" de ne pas avoir été capable de faire comme toutes ces femmes qui arrivent si bien à tomber enceinte et vivre leur grossesse (bon en tout cas EN APPARENCE m'enfin en attendant, on ne communique pas sur ce qui ne va pas à ce propos)

Surtout que les différents médecins à qui j'ai eu affaire m'ont tous dit que c'était fréquent et que 25% des grossesses finissent par des fausses -couches.

Ravie de l'apprendre une fois que le mal est fait !..


J'aurais vraiment aimée être au courant de ces stats avant. J'y aurais été mieux préparée.



On le sait toutes que lors du 1er trimestre le risque est élevé mais à aucun moment ni ma Gyneco, ni mon généraliste ne m'ont évoqué ce risque...Jamais. Par contre après j'ai eu les stats sans soucis.



On le sait parce qu'on l'a déjà entendu et puis on se dit que ce genre de choses n'arrivent qu'aux autres... 



FAIL !! 


J'ai appris ma "fausse-couche" (je mets des guillemets vous allez comprendre tout de suite) lors de l'écho du 1er trimestre.
Le cœur du fœtus ne battait plus Visiblement depuis au moins 2 semaines vu sa taille.. ... Gros CHOC,  je ne m'y attendais vraiment..pas...du ...tout.  J'étais tellement contente de me rendre à cette échographie qui allait permettre d'officialiser la nouvelle. J'avais tout de même peur d'une mal formation ou quelque chose du genre mais sûrement pas ça. 
En plus j'avais déjà eu 2 échos de contrôle où tout allait bien, j'avais même entendu le cœur battre ! ... Donc j'étais tout de même plutôt confiante.


Ça a été d'autant plus difficile pour moi d'apprendre que je portais un petit être mort. Car scientifiquement c'est peut-être un fœtus mais pour moi c'était déjà mon bébé... 



Après cette macabre découverte,  la gynéco m'annonce que si ça ne s’évacue pas naturellement dans le WE,  je dois aller aux urgences pour subir une aspiration. 



Et puis c'est tout démerde toi avec ça. DOUBLE CHOC.


Elle a été adorable mais j'ai quand même trouvé ça brutal. Rien que le terme ne donne même pas envie de passer par ça. 


Je n'ai pas vécu ma fausse couche naturellement. 

Je me suis donc présentée aux urgences le lundi matin et ai subit curtage + aspiration lors des quels j'aime perdu 1 Litre de sang.

Le personnel hospitalier a été très sympa mais zéro suivi psycho, on ne parle que de ce qui est physiologique...On me redit que c'est fréquent (merci j'ai capté les gars!)
Comme si d'une certaines manière la banalité de cet événement enlevait le douleur qu'elle procure. Alors que non !

S'en suit une période étrange entre convalescence physique et morale. J'ai du monde qui vient me rendre visite, enfin du monde, le si peu de personnes qui sont au courant sont là pour moi. Ben oui, pas envie de parler de cet "échec".


Je suis très fatiguée physiquement dans un premier temps, les vertiges persistent et je suis épuisée au moindre effort.

Cela a repoussé le choc psychologique, mais une fois celui-ci présent, c'est là que je me suis mise à rechercher des infos sur les fausses-couches sur le net. 



J'y apprends. Malgré le peu de doc à ce sujet,  que c'est normal d'être triste même un mois après l'événement et qu'il y a un vrai deuil à  faire.


En effet,  j'ai porté la vie... Elle est partie brutalement.
Ces choses là  prennent du temps.

Je suis encore dans ma période de deuil. 
Je reprends doucement le fil de ma vie... Je vais enfin pouvoir reprendre le sport,  moi qui a tellement besoin de me défouler. 

Je reste chamboulée par tout ça.

Je pense que c'est difficile à comprendre pour quelqu'un qui n'est pas passé par là.
Je ne témoigne pas pour qu'on me plaigne, pas du tout.
Je témoigne pour les femmes qui sont comme moi perdues et traumatisées par un tel événements de vie.
  
J'ai envie de vous dire que vous n’êtes pas seule. 


Qu'il n'y a aucune culpabilité à  avoir.


Je ne vous dirai pas ces phrases que je n'ai pas aimées entendre
"ça sera pour la prochaine fois",  "tu sais c'est courant", "si c'est arrivé c'est qu'il le fallait" ect...


Parce que ça n’élève pas la peine et la sensation de vide.


Seul le temps le permet.

Alors je vous embrasse et vous sert fort dans mes bras car c'est tout ce dont on a besoin dans ces moments là.


Alicia
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31 commentaires:

  1. Je ne sais pas trop quoi dire à un tel témoignage mis à part que ça m'a émue... Je t'envoie juste plein de courage, en espérant que tu y trouves un peu de réconfort. <3

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    1. Merci beaucoup pour ton petit mot Caro, ça me touche beaucoup. ♥

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  2. L'histoire est triste et moche mais tu arrives à faire une très belle illu, sans texte, qui se suffit à elle même.
    On ne se connaît pas depuis très longtemps mais tu as tout mon soutien dans cette très dure épreuve. Je ne l'ai pas vécue mais je pense et hé sais que c'est extrêmement injuste et brutal. Ça finira par arriver et tu feras une si belle maman... Je t'embrasse fort.

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    1. Merci beaucoup pour tes mots qui me touchent énormément ♥
      Je t'embrasse

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  3. Etant complètement nullipare, j'imagine ce que tu ressens sans le vivre et sans pouvoir me mettre à ta place. Mais c'est normal de faire son deuil ! Il y a aussi des femmes qui ont leur grossesse normalement et tout se passe bien, et à la naissance, le bébé est mort-né :/ Je ne sais pas si c'est le même "processus" que la fausse-couche (désolée, je suis très mal informée sur la grossesse, et encore plus mal informée sur les problèmes liés à ça), mais j'imagine que la douleur est aussi grande :(
    En tout cas, tu ne dois pas culpabiliser, ni avoir honte. Tu n'y es pour rien ! Et personne ne te jugera sur ça, même si je comprends tout à fait le fait que tu ne veuilles pas en parler ;)
    Plein de bisous !!!

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    1. Merci beaucoup pour ton message La Belle Bleue. Bisous

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  4. Je t'envoie toute la bienveillance possible, bon courage.

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  5. Je viens de vivre une fausse couche (hier, le 5 décembre). Dur à vivre, effectivement on ne pense pas que ça peut nous arriver un jour... Moments difficiles à vivre j'espère que la douleur s'estompe avec le temps. Heureusement mon petit garçon de 14 mois me permet de vivre à 1000 à l'heure, et de ne pas y penser... J'ai peur de quand ça va retomber, des moments où je vais être sans rien faire, où je vais penser, réfléchir... Je viens d'être mise face au fait que la fc est tellement banalisée en plus d'être tabou. On ne nous explique rien, comme si c'était normal, logique...
    Enfin bon... pleins de bisous

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    1. Je te sohaite bon courage à toi aussi pour traverser cette épreuve. Tu as ton petit garçon en effet, qui ve t'éviter de trop y penser. Le temps fera son travail, ne culpabilise pas d'en souffrir et de ressentir de la tristesse, c'est "normal" même si bien sur tout ça reste difficile à traverser.
      Plein de bisous à toi également.

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  6. Bonjour Alicia, je viens de vous lire et je me suis parfaitement retrouvée dans votre texte.
    Pareil fausse couche 1er trimestre. Je l'ai aussi appris lors de ma visite chez le gyneco. Quel solitude.
    En tout cas merci d'avoir partagé cette experience.
    Bon courage

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    1. Bonjour et merci à vous de votre message. je vous souhaite bon courage également pour vivre tout ça.
      Et la preuve ici , vous n'êtes pas seule.

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  7. Vous n´etes pas seule, et oui seul le temps aidera, mais ca finira par passer, croyez moi! Une maman de 2 petits de 5ans (4 fausses couches) d´ecart!

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    1. Merci beaucoup pour votre message.
      Le temps a fait et fait encore un peu son travail.
      Merci pour ce message optimiste !

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  8. Votre témoignage m'a touché car j'ai vécu quasiment la même histoire que vous: deux echo de contrôle nickel, puis echo du premier trimestre le coeur ne bat plus, curetage dès le lendemain, deux semaines à pleurer non stop et un bon mois avant de commencer à relativiser, à chercher ce que j'aurais pu mal faire... Nos amis nous ont beaucoup apporté ainsi que ma famille et bien sûr ma moitié, et en effet la douleur finie par passer. Personnellement, j'étais davantage dans la honte, la frustration, la douleur, l'échec face à mes amies qui elles aussi étaient toutes enceintes ou jeunes mamans (j'étais la seule, évidemment...), la colère, etc... Et puis quatre mois plus tard, je suis tombée enceinte, ma fille a aujourd'hui 18 mois et elle est genialissime!! Maintenant, c'est idiot à dire, mais je me dis que si je n'avais pas vécu cela, je ne l'aurais jamais connu, du coup c'est devenu un lointain mauvais episode de ma vie... Ma grossesse a néanmoins été moins naïve que celle de mes amies, plus angoissée, plus stressee, mais tout de même merveilleuse!
    Je vous souhaite autant de bonheur et de chance que moi pour la prochaine fois, c'est d'autant plus dur quand ça arrive en premier... Bon courage, ca va aller ;-)

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    1. Merci beaucoup pour ton témoignage.
      C'est tellement ça! On se sent seule et bête et un peu jalouse (à juste titre j'ai envie de dire) de voir toutes nos amies tomber enceinte et avoir des enfants , même si on est heureuse pour elles évidemment.
      C'est une jolie façon de voir les choses, en effet, votre fille ne serait pas là si le premier bébé était arrivé à terme. Cela permet de tourner la page.
      Je serai inquiète pour la prochaine grossesse, je le sais...mais j'imagine que c'est normal.
      1000 mercis pour ces mots bienveillants et plein d'encouragement

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  9. Bonjour,
    J'ai malheureusement vécu ca 2 fois (1fc 1 grossesse à terme et rebelotte pour les essais de bb2) la 1ère fois j'ai eu droit au discours des 25% qui rassure un peu sur la suite puis la 2eme fois aussi vous savez ca arrive à 1 grossesse sur 4, je n'ai pu retenir que j'en étais à 2 sur 3 sous entendu vous pouvez vous les garder vos stats. Les 2 fois je suis rentrée chez moi avec des cachets pour évacuer (à la maison) présentation des risques d'hémorragies faite par le doc. La 1ère fois tout s'est bien passé mais la 2eme fois une horreur en plus des douleurs physique que provoquent ces fameux cachets , il y a aussi la douleur psychologique d'aller avaler le truc meme si on s'est que la grossesse est arrêtée. Bref j'ai prit le médoc je suis allée au boulot et la 2h plus tard au milieu d'une bonne contraction je me suis vidée de mon sang et voilà direction les urgences pour une super hémorragie. Tout le monde banalise trop ces fausse couches précoces, on essaye de se rassurer avec les stats et le fait de se dire que si ca s'est arrêté c'est qu'il y avait un souci. Mais c'est effectivement un deuil et on oubli jamais ce petit être qui a vécu en nous meme si peu de temps. Bon je m'excuse de mon roman je vous comprends, vous soutien et vous envoi pleins d'ondes positives pour traverser cette épreuve.
    Bises

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    1. Merci beaucoup pour votre témoignage (qui n'est pas trop long rassurez-vous)
      C'est oui, malheureusement, trop banalisé et les médecins doivent mieux préparer les futures mamans à cette éventualité. Et surtout il faut qu'ils comprennent que même si c'est fréquent, ça reste un épisode douloureux à vivre.
      Merci beaucoup pour vos mots de soutien.
      Bises

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  10. Juste: merci et bravo pour ce courageux témoignage, du fond du cœur. Je suis moi-même pro de la petite enfance et je tiens un blog car je viens d'apprendre que j'attendais un bébé( tout va bien, mais c'est vrai que pour les 3 premiers mois de grossesse, je n'osais pas trop me réjouir, en te lisant, cela le confirme mon ressenti; je suis à 3 "mois 1/2 maintenant, ouf. Si tu voulais me lire, c'est par ici: http://superpoppins.com/blog/En tous cas, encore merci pour l'authenticité et la finesse de ta plume. Bien à toi, Claire

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    1. Merci beaucoup pour ton message Claire et félicitations pour ta grossesse qui doit être bien avancée maintenant!
      je vais aller faire un tour sur ton blog.
      Bien à toi.

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  11. Bonjour,
    Je viens de lire votre page sur la fausse couche et cela me rappelle ce que j'ai vécu il y plusieurs années. En général, je ne commente pas les articles sur internet, mais là cela fait remonter tant de choses...
    J'ai fait 4 fausse couches. La première en août 1999 à 4 mois de grossesse. Ca été comme un accouchement prématuré: des contractions, très fortes, puis des pertes de sang... Hospitalisée d'urgence, j'ai eu droit au curetage, puis le vide... cette sensation de manque et puis, quelque part, la honte de ne pas être capable d'y arriver alors les autres y arrivent.
    On m'avait dit d'attendre 3 mois pour recommencer, c'est ce que j'ai fait et juste 3 mois plus tard, je recommençais. J'étais en pleine forme et tout allait bien. Et la 17è semaine, un dimanche après-midi, alors que je faisais la sieste, l'impensable est arrivé: rupture de la poche des eaux! Direction encore une fois l'hôpital en urgence: le bébé était encore en vie mais il manquait du liquide. Quatre jour plus tard, le 17 février 2000 curetage à nouveau! Je crois que cette fois, je n'ai pas eu cette sensation de vide, mais juste la sensation de l'échec, cuisant, la honte de ne pas y arriver. Après cela, je ne voulais plus en entendre parler et j'ai essayé de me consacrer à ma carrière pro (guerre plus brillante d'ailleurs à l'époque).
    J'ai essayé de passer à autre chose. Mon mari ne m'a jamais fait de reproches. On n'en a jamais réellement parlé non plus. Je savais que c'était douloureux pour lui, ça l'était aussi pour moi. Je pense qu'il attendait que je me sente prête pour recommencer.

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  12. Suite du témoignage

    C'est donc ce que l'on a fait l'été 2001; mais ma vie a à nouveau basculé le 26 novembre de cette même année: des douleurs au ventre m'ont amenée à l'hôpital. Je connaissais le système, savais désormais décrypter des non-dits, des images d'écho; bref j'ai compris dès que je suis arrivée. Sauf que j'en étais à 21 semaines et que le bébé était trop gros pour un curetage; j'ai donc "accouché en salle d'un bébé que je savais en train de mourir. Le bébé est sorti alors que j'étais seule (les deux aide-soignantes devaient aussi s'occuper d'une maman qui accouchait d'un bébé bien vivant). Pendant une bonne vingtaine de minutes je suis restée allongée sur la table, le bébé sorti était mort, entre mes jambes. Je ne savais pas quoi faire: j'étais déprimée, fatiguée et en colère aussi: pourquoi étais-je abandonnée en ce moment si terrible? Quand l'aide soignante est arrivée, elle m'a demandée si je voulais voir le bébé, j'ai dit non, je ne voulais pas garder cette image toute ma vie devant mes yeux. Le personnel médical me l'a reproché me disant qu'il fallait le voir pour arriver à faire son deuil. Même si aujourd'hui je me demande parfois quelle tête pouvait avoir ma petite fille, je ne l'ai jamais réellement regretté, on ne peut pas courir après la mort, cela ne l'aurait jamais fait vivre. A la suite de cela, j'ai eu une montée de lait, le gynéco qui me suivait ayant pensé qu'à ce stade de grossesse, une montée de lait est impossible...
    J'ai abandonné l'idée d'une grossesse après cela. Mais je pense que la peur, la perte de confiance en moi, y sont pour quelque chose. Je suis retombée enceinte en janvier 2005, sans grand enthousiasme avec beaucoup de peur. J'ai changé de maternité, de gynéco. Mais à 21 semaines, même chose. Et re-accouchement, cette fois mieux accompagnée. Je revois juste la sage-femme partir en regardant mon bébé dans ses bras...

    Recommencer à été long et laborieux mais j'y suis arrivée, cela a été ma petite victoire. J'ai eu un fils en 2007 et une fille en 2010 et je suis heureuse.

    Et j'ai vécu ce que vous vivez avec votre entourage. Pour moi aussi en 1999, plusieurs de mes amies étaient enceintes. C'était dur très dur. Quand elles en étaient aux couches et aux biberons, moi je ne connaissais que les sorties de maternité sans rien. Puis j'ai connu les nounous, les entrées à l'école, le primaire. C'est alors que j'ai eu mon fils. Mais elles, elles n'étaient plus dans les couches! La première rentrée des classes de mon fils a eu lieu quand leurs enfants ont commencé à entrer au collège. Aujourd'hui encore je suis en décalage, mais maintenant je l'accepte.

    Je ne sais pas si vous ou quelqu'un d'autre lira ce témoignage. C'était juste pour dire que oui des femmes font des fausse couches et c'est une épreuve pour celles qui le vivent.

    Alors bon courage à vous. Que vous dire? Si on écoute la raison, effectivement ce n'est pas grave et c'est certainement mieux comme ça. Ce n'est que partie remise. Je l'ai entendu.
    Emotionnellement, c'est autre chose. Il faut l'avoir vécu pour le comprendre. Et encore je ne sais que vous dire. L'effet de vide va s'estomper comme lors d'un deuil d'un proche. Parce que perdre un bébé qui n'est pas né, c'est un deuil. Et pour cela, on peut en parler, le dessiner, tenter de l'évacuer comme l'on veut (ou peut), il n'y a que le temps pour apaiser la blessure.
    Bon courage à vous et votre conjoint.

    Pour terminer, je vous citerai: vous pouvez "me laisser un petit mot doux (ou pas)"!

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    1. Bonjour,
      Je suis attristée par votre témoignage, et inquiétée aussi car j'ai fait moi même 3 fausse couches d'affilée, dont une à 15 SA et là je suis de nouveau enceinte de 14 SA. Je me dis que c'est bon, que les probabilités de refaire une fausse couche au delà de 12 SA est "statistiquement" impossible car on ne m'a détecté aucun pb de santé particulier... Du coup ma question : Vous a t on diagnostiqué un pb de santé particulier qui a pu être traité pour mener enfin ensuite une grossesse à termes ? Merci

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    2. il faut juste ne pas retomber enceinte dans les mois qui suivent la fausse couches precedente, le corps n'a pas eu le tps de se remetre du choc precedent donc il y a risque neanmoins comme la nature est bien faite et surprenante, ça ne veut pas dire grand chose, ça peut etre bien parti donc inutile de se stresser pour rien.... Juste savoir que si ça devait se reproduire vaut mieux attendre c tout... Mais je vous souhaite que ça se passe au mieux et du coup prenez bien soins de vous pour mettre toutes les chances de votre coté! courage!

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    3. Vous avez drolement été courageuse! fausses couches traumatisantes et vous avez reussi a passer le cap de re tenter a chque fois pour finir par avoir 2 beaux enfants! c'est magnifique! je ne sais pas si tout le monde a cette force, peu etre...! Bravo à vous en tout cas!! C'est une belle perseverence!

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    4. Bonjour,

      Votre témoignage m’a très touché ! Et je vous remercie d’en faire part ici.
      J’imagine (juste un peu) la douleur (morale), les incertitudes et les épreuves par lesquels vous avez du passer ! D’autant plus que vous êtes restée 8 ans sans « réussir » à avoir un enfant alors que ce n’était pas faute d’en avoir envie…
      Je ne sais pas si vous avez réussie à passer à autre chose seulement après avoir eu vos enfants, avant (via le travail tout de même) ou si vous y pensez toujours malgré cette « fin » heureuse suite à toutes ces difficultés ?
      J’ai beaucoup de respect pour votre parcours et votre courage (et celui de votre homme).

      J’écris « j’imagine juste un peu », car j’ai déjà du mal à imaginer ce que peut ressentir/souffrir Alicia par ce malencontreux épisode… Difficile dans ce cas là de se mettre à la place d’une femme et de ce qui touche à sa féminité.

      Je tiens également à remercier les autres témoignages et les soutiens.

      Le mari d’Alicia

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    5. Merci beaucoup pour votre témoignage.
      Je n'imagine pas tout ce que vous avez vécu, ça a dû être terriblement difficile à vivre. Et encore une fois malheureusement on peut constater le manque de psychologie du personnel médical c'est tellement dommage. Ça permettrait d'alléger la souffrance subit par ces évènements tragiques.
      Je suis heureuse pour vous de voir que vous avez réussi à avoir deux enfants, c'est vraiment formidable!Et vous avez été incroyablement courageuse pour avoir réussi à traverser tout ça.

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  13. Un enorme bravo pour avoir dit tou ça, et un rand merci! j'ai vecu 2 fausses couches coup sur coup à 4 mois d'intervalle avant de decider de prendre le temps de me recupérer pendant 8 mois avant de retenter ma chance.. et j'ai ressenti exactement les même choses que toi, et j'ai entendu excatement les même reflexions que toi , les medecins sont d'une negligence psychologique incroyables!J'ai constaté les meme choses que toi (tabou etc) et j'ai souffert aussi meme si c'eatit au bout seuelement de 1 mois ou un mois et demi... et oui la 1ere fois on n'y etait pas du tout preparé non plus bien sure!! et en plus on s'est fait engeuler par la gyneo par ce que qu'on avait osé emmener notre 1er fils.... punaise, ya de quoi se dire que les proofessoinnels sont parfois bien mal formés! Et oui on s'est demerdé tout seul pour affronter ça avec la famille heureusement et oui ausi j'ai douillé physiquement cra au 1er comme toi j'aieuune spiration donc meme si ya de la fatique et tout apres ce n'est rien compaté à la seconde ou tout est parti tout seule au toilettes, dans la serviette hygienique etc et dans dans les douleurs abdominales du même genre que k'accouchement + regles sauf que un poil moins fort tout de même je pense d'apres mes souvenirs du 1er accouchement... bref, 10 jours a glander au pieux en souffrant avec es phrases des medecins en boucles dans la tête, ça aide pas!! Surtout que ces c.... ne m'ont pas dit de prendre le tps de m'en remettre physiquement pdt au moins 6 mois avant de m'y remettre... Non au contraire ils ont dit que je pouvais recommencer des que e veux qd j'en ai envie,.... alors que NON surtout pas, mais ça je l'ai su que apres! Non une fausse couche peut en provoquer une autre si on attend pas assez longtemps entre les deux! j'ai ete suivi par un kine exercant la medecine chiloise qui m'a reboosté energetiquement parlant pendant six mois puis apres j'ai encore pris 2 mois pour etre sure d'avoir envie de recommencer un essaie et maintenant on attend la confirmation d'un potentielle grossesse... J'attends l'echo du 1er trimestre justement car l'echo de verification etait bonne mais j'attends confirmation tout de même... Voila alors merci bcp pour ton témoignage qui met des mots juste sur exactement ce que bcp d'entre nous ont vecu!! merci merci merci!! Joyeux noel, profite, remet moi et surtout prend ton tps c'est trop important!! bisous!

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    1. Bonjour Laureen et merci pour ton com (et désolée pour mon temps de réponse!)
      Je vois qu'on est passée pa les mêmes hoses...
      les médecins ont vraiment besoin d'une formation en psychologie, c'est pas possible de traiter les patients de cette façon sur des choses comme ça, on ne se fait pas enlever un ongle incarné quoi!
      Moi aussi on m'a dit que je pouvais recommencer tout de suite...m'enfin il faut déjà le temps de se remettre psychologiquement de tout ça...
      Du coup, ta grossesse doit être bien avancée maintenant, j'espère que tout se asse bien.
      Merci beaucoup pour tes petits mots d'encouragement. ça m'a pris du temps de m'en remettre (d'où je fait que je mette autant de temps à répondre) mis j'y suis arrivée.
      bisous

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  14. Bonjour Alicia,
    j'ai écrit 5 commentaires différents sans jamais les envoyer. Je décide de garder le début:merci merci et merci à vous, votre mari, pour cette BD, vos témoignages... Bravo pour ce courage ! Ce que je change c'est la suite : je vous raconterai bien ce par quoi moi je suis passée mais en fait quand je lis tous les commentaires, ils riment tous avec souffrances et fatalité. Donc je ne vais pas vous dire à quel point j'ai pleuré, à quel point j'ai été en colère. A la vue de vos dessins j'ai pleuré... c'est pourtant arrivé en août, à 11 semaines, à 500km de chez moi, seule, suite à ma 1ère FIV. Deux fois j'ai eu la sensation que la vie était vraiment injuste : la première quand j'ai compris que je n’étais pas une femme normale (insuffisance ovarienne) et la seconde quand je me suis imaginée ne pas être capable d'être mère vu que le bébé était parti. Ce qui est difficile à comprendre pour les "autres" c'est qu'en fait à partir du moment on a en envie d'être mère on se projette,on construit des souvenirs. Quand on nous annonce qu'on est enceinte, les projections prennent vie. On est mère. Et quand tout s'arrête brutalement on est une maman en deuil. On a imaginé le premier moment où l'on découvre notre bébé, où l'on emmène à la crèche, où l'on vient le réconforter la nuit. C'est un deuil d'une personne qui n'était pas physiquement là mais psychologiquement qui était avec nous. Je l'ai beaucoup expliqué aux "autres". Comment j'ai fait face ? alors déjà au début je ne l'ai pas fait. J'étais malheureuse... et puis bah tant pis... on est pas toujours obligé d'être forte ! Ça aussi je l'ai répété aux gens : je serai forte demain ou après demain. J'ai revu ma sophrologue qui m'avait accompagné à l'annonce de mon insuffisance ovarienne et de ma fiv et j'ai fait le processus du deuil, quand j'étais prête, fin octobre. Ça ne guérit pas, ça aide petit à petit : on se reconstruit. Ensuite, j'ai fait beaucoup de sport pour faire souffrir mon corps et pour lui refaire confiance. Lui prouver qu'il fallait qu'il soit plus fort et que j'avais le contrôle ! Je suis partie en voyage : génial au niveau repos et complicité avec mon chéri. J'ai aussi crû que j'allais oublier mais non j'ai appris que je n'oublierai jamais tous les petits détails qui m'ont agacée, énervée, faite pleurer pendant l'après. Le temps ne guérit pas il permet juste de mieux se comprendre. Et je pleurais peut être encore dans une 20 aine d'année pour cet évènement et alors ? j'accepte ça. Par contre, on va être comme toutes ces femmes qui sont passées par cette souffrance, cette fatalité:on va se refaire confiance et on va espérer. Prenons notre temps. Partageons avec nos conjoint ce que nous ressentons. Faisons la fête avec nos amis. "Pardonnons" aux autres même aux médecins : c'est notre histoire pas la leur. On ne sera bientôt plus jalouse de ces femmes qui réussissent... on y arrivera, on sera à nouveau forte.
    Je vous souhaite le meilleure pour l'avenir. Je vous laisse, j'ai mon rdv chez ma gynécologue pour ma seconde fiv !
    Céline

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    Réponses
    1. Bonjour Céline.
      Merci pour ton témoignage. j'ai mis du temps à répondre, je n'étais pas prête encore à me confronter à nouveau à tout ça et puis maintenant ça va mieux.
      J'espère que ta 2è FIV a fonctionné!
      J'ai aussi envie de garder espoir et d'être optimiste. En effet comme tu le dis, il faut juste se laisser le temps de guérir.
      Je te souhaite un joli bébé pour très bientôt !

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